• Structurer les services de l’eau par une approche participative En savoir plus
  • Accompagner la mise en place d’une gestion durable et responsable des déchets ménagers En savoir plus
  • Développer une filière durable de production de l'Ylang Ylang En savoir plus
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Les trois volets d’intervention du programme d’accès à l’eau potable et à l’hygiène progressent et se structurent, grâce au soutien de nos partenaires les ambassades de France et d’Allemagne, la Fondation Antenna et la Fondation Robin des Bois.

Les actions de sensibilisation et d’éducation communautaire pour la prévention des maladies hydriques continuent dans le Mbadjini Est en partenariat avec le Croissant Rouge.

L’appui de la MSE aux structures sanitaires prend de l’ampleur avec une soixantaine d’agents formés, et 7 séances d’informations délivrées sur la production et l’utilisation du chlore pour la potabilisation et l’hygiène. A présent, l’hôpital de pôle de Mitsamiouli et le Centre de Santé d’Ouzioni utilisent le chlore pour répondre à leurs besoins d’hygiène courants (lavage de sol, de draps et des mains).

Enfin, le suivi des actions entreprises dans le secteur éducatif se met en place jusque fin 2017 afin que les 12 000 étudiants des sites universitaires de Ngazidja et les 6400 élèves des écoles soutenues dans le Mbadjini Est puissent avoir accès à l’eau potable de manière continue. Une étude d’identification des besoins est aussi en cours pour d’autres écoles et centres de santé dans le reste de l’île dans le cadre d’une planification des activités pour l’année 2018.

 

A Anjouan et Mohéli, la saison de l’ylang bat son plein. Comme chaque année depuis 2013 les formations en cueillette et en entretien des parcelles sont en cours auprès des membres des coopératives accompagnées par le projet. Les formations en distillation suivront. 

Deux groupes de femmes du Nyumakele ont décidé de mettre en place du maraîchage pour compléter les revenus de leur coopérative. Après une formation pratique avec 2Mains et un apport de semences et de petits matériels, nous les accompagnons pour la réussite de leur récolte et la commercialisation qui s’ensuivra. 

Et enfin, pour combattre la déforestation et positiver les effets de la filière sur l’environnement, 70 000 arbres ont été plantés depuis 2013, dont 9000 cette année dans des parcs à bois à Mohéli. 11 parcelles parmi les plus sujettes à l’érosion - sur les 88 identifiées sur l’ensemble de l’île - ont été aménagées. 

L’Herbier des Comores réalise actuellement une étude d’impact pour 2Mains en vue d’identifier les espèces comoriennes à favoriser dans les programmes de reboisement. 

Sur Anjouan, le travail d’identification des zones pour les parcs à bois et des parcelles à privilégier pour les aménagements antiérosifs est en cours avec les coopératives et les collectivités locales.

 

 

Après une campagne de sensibilisation auprès des habitants de Domoni et dans les écoles du secteur sous forme d’ateliers discussion, il est ressorti une incompréhension de la population sur la réelle utilité de la redevance déchets à payer auprès de la mairie. 

L’équipe GDD de 2Mains a donc développé récemment une affiche de sensibilisation pour présenter les avantages et les inconvénients d’un système de gestion des déchets ménagers sur la santé, l’hygiène et les dépenses supplémentaires pour le ménage qui en résultent. 

112 exemplaires de cette affiche seront produits et apposés dans 56 lieux publics de la commune de Domoni : écoles publiques et privées, banques et les BLU, lieux de loisir, hôtels, restaurants traditionnels, radios et télévisions. 

Un spot radio est aussi à l’étude pour compléter ces activités.

Une véritable campagne de changement de comportement ne se limite pas à un échange d’information. Il faut pouvoir mettre en place une combinaison de canaux de communication à différents niveaux d’influence pour aboutir à un changement positif et durable.

 

Sur l’île de Mohéli, des évolutions sont à noter. Les 6 maires de l’île sont entrés dans une phase active de définition de leur gestion des déchets. Plusieurs réunions des autorités et acteurs locaux ont eu lieu depuis le mois de mars 2017 pour galvaniser les ambitions. 

L’association 2Mains s’est engagée auprès des maires de Mohéli à participer à ce grand nettoyage en installant en 2018 un service minimum par des équipements de dépôt, de tri et de traitement et une campagne de sensibilisation au tri sélectif.

Un accompagnement des maires des 6 communes permettra aussi de structurer un service intercommunal qui sera à même de gérer cet ambitieux objectif. 

A l’heure actuelle, deux camions et cinq motobennes sont en phase d’acquisition grâce à l’appui de l’Union Européenne. Le village de Nioumachoi s’est lancé avec l’appui de la Commission de l’Océan Indien dans l’installation d’un site d’incinération pour stopper le dépôt des déchets sur le fabuleux littoral du village. Même certaines entreprises privées ont commencé à investir dans le secteur. 

Bien entendu, tout cela ne pourra prendre forme que si la population et les autorités travaillent main dans la main et développent des outils législatifs (arrêtés communaux) et financiers (écotaxe) pour pérenniser le système. 

C’est possible, l’expérience menée à Domoni l’a déjà démontré !

 

La mise en place de ce service public permettra sans aucun doute à Mohéli de conserver sa notoriété d’ïle nature et de s’engager dans les efforts du Parc national de Mohéli vers un classement en réserve de biosphère de l’Unesco.

 

Avec près de 400 tonnes de déchets* déversées chaque jour dans des dépôts sauvages, sur le littoral ou incinérées à l’air libre, la gestion des déchets aux Comores constitue un véritable enjeu de santé publique et de protection de l’environnement.  

L’Etat, à travers la direction générale de l’environnement et des forêts, les îles autonomes, les communes et les partenaires comme l’Union Européenne, les coopérations françaises, italiennes, allemandes ou japonaises s’investissent dans la mise en place d’une politique sectorielle pour appuyer la décentralisation comorienne dans la prise en main de la gestion de leurs déchets.

2Mains, à son échelle, apporte sa pièce à l’échiquier en développant des activités pilotes innovantes. C’est ainsi qu’en 2018, la capitale, Moroni, sera dotée d’un Centre de Tri et de Traitement pour la valorisation des déchets non biodégradables. 

Les cannettes aluminium, les sachets et bouteilles plastiques, les papiers et cartons ou encore les récipients en verre pourront bientôt être traités puis valorisés, soit environ 10% des déchets ménagers produits. 

Des points d’apport volontaire seront disposés dans toute la ville d’ici mi-2018 et un service de motobennes assurera la collecte et l’acheminement des déchets recyclables jusqu’au centre de tri. 

Après broyage ou compactage, les déchets seront valorisés soit par une exportation vers des centres de traitements adaptés, soit directement sur place par leur transformation en valeur ajoutée grâce au savoir faire d’artisans comoriens. 

Des campagnes de sensibilisation, menées par des associations locales, complèteront le dispositif pour alerter sur les dangers sanitaires et environnementaux des déchets et encourager le tri à la source. La réussite de ce projet ne dépendra que de l’investissement de chacun dans cette nouvelle phase de la gestion des déchets aux Comores.

 

 

 

*  Projection population 2016 sur recensement 2003 et sur une base de 0,5kg de déchets/pers./jour

 

Dans le cadre de ses actions d’appui à la mairie de Domoni-Anjouan, le programme de Gestion Durable des Déchets de 2Mains accompagne depuis 2015, avec l’appui de l’UE, la mise en place d’un service de ramassage de déchets pour près de 15 000 habitants (recensement A2Mains, mai 2015). 

Faute de financements complémentaires, la Mairie de Domoni opère seule depuis 2016 l’un des rares services communaux de déchets partiellement structuré grâce au recouvrement d’une redevance ou «écotaxe» communautaire, et ceci de manière organisée et transparente.

Toutefois, malgré l’adhésion globale de la communauté aux efforts consentis par la Mairie, une moyenne de 20% des prévisions sont perçues mensuellement, avec seulement 4% des ménages payant avec une régularité sans failles (Service de Recouvrement, Mairie de Domoni, 1er semestre 2017). 

L’association 2Mains a facilité cette année un travail de diagnostic et de réflexion avec les parties prenantes (communautés, chefs de quartier, Mairie, agents collecteurs, etc.…) pour l’identification des actions de renforcement à mettre en place pour améliorer le taux de recouvrement. A cet effet, une expertise locale a été sollicitée pour structurer et améliorer les pratiques et la gestion du service de recouvrement. 

Compte tenu du contexte lié au développement local en Union des Comores, les dispositifs qui seront développés dans le cadre de cette expérience unique feront surement émerger des bonnes pratiques qui pourront inspirer l’ensemble des Mairies et de la Société Civile dans le pays.